Bien-être au travail : la flexibilité des horaires, n°1 des attentes des Français

Emission
Actualités
Date de publication

L’Institut de l’entreprise, « think tank » destiné à valoriser le rôle et la place de l’entreprise dans notre société, vient de faire paraître les résultats de la troisième vague de son Baromètre de la relation entre les Français et l’entreprise, réalisée en novembre dernier avec l’institut Elabe.

Entre autres enseignements, nous y apprenons que les exigences des salariés français vis-à-vis de leur entreprise, qui les a épaulés pendant l’épidémie de Covid-19, se sont significativement renforcées.

Sur trois sujets importants du moment, les attentes à son égard sont d’ailleurs très fortes. Lorsqu’on leur demande quelle serait leur priorité s’ils dirigeaient une entreprise, les Français placent en tête le bien-être au travail, devant « la satisfaction du client » et « le juste partage des profits ».

Une qualité de vie au travail jugée globalement satisfaisante puisque trois quarts des salariés considèrent que leur qualité de vie au travail est bonne, même si seulement un sur trois la qualifie de « très bonne ». Une plus grande flexibilité des horaires permettant un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle est la première demande adressée aux employeurs.

Néanmoins, la rémunération reste le premier argument quand il s’agit de choisir un poste, devant l’attention au bien-être des salariés.

Notons que 67 % des sondés estiment que la protection de l’environnement doit faire partie des priorités des entreprises. Mais sur cette question, elles ne sont pas jugées à la hauteur par 59 % des répondants. Selon eux, les associations, les citoyens eux-mêmes et les collectivités locales font mieux.

Parmi les autres enseignements du baromètre, on relève la faible compréhension par l’opinion des notions de RSE (responsabilité sociale des entreprises) et de « raison d’être ».

Enfin, une écrasante majorité des sondés (84 %) considèrent que l’école ne prépare pas suffisamment au monde professionnel. Les Français interrogés plaident pour un rapprochement entre entreprises et écoles et près des deux tiers de sondés y voient d’ailleurs des bénéfices pour les élèves.